Visite ludique pour les enfants

Découverte sous forme de jeux d’une partie des expositions en cours pour les enfants de 6 à 10 ans.
Tous les mercredis à 15h pendant les vacances scolaires (zone A), durée 45 minutes.
> 27 décembre 2017 et 3 janvier 2018
  > 14 et 21 février 2018
> 11 et 18 avril 2018

Gratuit pour les enfants et sur réservation : servicedespublics@leconsortium.fr – 03.80.68.45.55
Les accompagnateurs peuvent suivre la visite ou découvrir les expositions seuls.

SOIRÉE PROJECTION

Yann Beauvais, la question du paysage

Mercredi 6 décembre 2017 – 19 h 30

« La question du paysage a revêtu la forme de plusieurs investigations dans mon travail, qu’il s’agisse d’envisager une musique visuelle, ou de faire surgir des dimensions occultées dans sa production en tant que jardin.  Le paysage est ici compris selon un ensemble de variables qui incorpore une dimension plus plastique, musicale que politique et sociale. L’irruption du Sida a, par exemple, impulsé d’autres manières de faire des films en favorisant un autre type d’engagement, qu’illustre ce programme. »

Tarif : 4€, gratuit pour les – 18 ans, les étudiants, les demandeurs d’emplois et sur certains justificatifs.
Le billet donne accès aux expositions pendant un mois.

Précédé d’un apéritif pop-corn offert par la Cinémathèque de Bourgogne Jean Douchet

SOIRÉE PROJECTION

Carte blanche à Bruno Bouchard

Mercredi 13 décembre 2017 – 19 h 30

Bruno Bouchard est collectionneur de pré-cinéma, intervenant et animateur. Il réalise des projections de lanternes magiques, des expositions itinérantes sur l’histoire du cinéma. Il présentera son dernier film « Correspondance Pelliculaire », réalisé à partir de collage et de captation pellicules 35 mm où il rend hommage à ses parents, à leur amour et à sa passion du cinéma. Par sa carte blanche, il présentera ses travaux comme « 24 mensonges par seconde », un film collaboratif de grattage de pellicule…

Durée : 60 minutes
Tarif : 4 €, gratuit pour les – 18 ans, les étudiants, demandeurs d’emplois et sur certains justificatifs.
Le billet donne accès aux expositions pendant un mois.

Précédé d’un apéritif pop-corn offert par Ricard et la Cinémathèque de Bourgogne Jean Douchet

THE TROPICOOL COMPANY + ROTONDE Les appartements du Président (Chapitre III : Le salon Tropicool)

Mars 2017 – décembre 2017

Rotonde du Consortium

 

The Tropicool Company a pris ses quartiers jusqu’en décembre 2018 dans la Rotonde du centre d’art Le Consortium, avec l’exposition collective Les Appartements du Président qui est tout à la fois une installation évolutive et une boutique d’art.

Le monde de l’art est divisé entre le marché et l’académie.
Une troisième possibilité : devenir sa propre institution auto-inventée.

THÉORIE, Kenneth Goldsmith
Le 4 novembre 2014 Jonathan Chauveau-Friggiati invente le personnage du « Président-Fondateur » de The Tropicool Company, une entreprise fictionnelle qui monte de vrais projets. Ce président de papier ayant l’esprit bâtisseur, le modèle choisi pour développer la Company consiste à mettre en œuvre des installations collectives dans le but de dessiner, décors après décors, équipements après équipements, le plan d’urbanisme d’un Campus Universitaire Tropicool idéal.

Étalée sur l’année 2017, la construction en trois temps et un mouvement dans La Rotonde du Consortium des Appartements du Président s’inscrit dans cette politique de petits, moyens et grands travaux d’aménagements intérieurs. Après Une Chambre en Soi (« Love is in the air ») au printemps et Les Bureaux de la Compagnie (« Work is not central to daily activity ») cet été, le Salon Tropicool (« We should be an artist ») a été inauguré le vendredi 6 octobre 2017.

Le Salon est une synthèse des deux pièces / chapitres précédents en ce sens qu’il met à disposition et en vente sous forme de table book le projet imaginé dans la chambre et réalisé dans les bureaux soit une édition pirate de THEORY, somme théorique sur le statut de la création à l’ère d’internet du poète et philosophe américain Kenneth Goldsmith. Rebaptisé par nos soins THEORY RELOADED (comme Matrix Reloaded), il s’agit d’une augmentation visuelle par des images trouvées sur internet des cinq cents aphorismes imprimés sur feuilles volantes de la rame de papier de l’édition originale

À ce jour, l’aire de jeux du Campus Universitaire Tropicool comprend un Patio de Discussion, une Classe d’Enseignement Archipélique et un Jardin Zen/Tropical (L’Archipel, le CRAC à Sète, 2014), une Salle de Concert et de Repos (Le Soleil se lève et se couche sans obstacle, Chapelle Sétoise, 2015), une Grande Galerie de l’Évolution Marchande (Les noix de coco choisissent leurs têtes, 79 rue Charlot à Paris 2016), une Salle des Fêtes (Life isn’t a beach, Le Cneai, île de Chatou 2016), un Salon d’Honneur pour les Discours et les Réceptions ( Hotel Tropicool. Le Grand Écart Absolu, Le Quadrilatère à Beauvais, 2017) et, enfin, un Club Artistique et Philosophique (L’OASIS, La Colonie à Paris, 2017-2018).

L’île verte, dimanche 1er octobre 2017
The Tropicool Company

À terme, ces trois décors auront décrit les principales pièces-à-vivre de l’appartement du Président-Fondateur de The Tropicool Company, personnage fictif mais bien réel imaginé et joué par Jonathan Chauveau-Friggiati.

www.thetropicoolcompany.com

Robert Overby Works 1969-1987

14 février — 17 mai 2015

37 rue de Longvic 21000

 

Malgré une œuvre prolifique et diversifiée, Robert Overby demeure l’un des secrets les mieux gardés de l’art américain d’après-guerre, puisqu’il ne sera que rarement exposé de son vivant. Sa production artistique variée – comprenant sculptures, installations, peintures et collages – explore les notions de représentation, d’espace et d’identité, et examine la condition humaine, son déclin, sa beauté et son absurdité.
Robert Overby est né à Harvey dans l’Illinois en 1935 et, pour la majeure partie de sa vie, travaille à Los Angeles, où il meurt en 1993. Alors qu’il rencontre le succès en tant que graphiste — il crée notamment le logo Toyota, toujours en usage aujourd’hui —, Overby entame en 1969 sa production artistique, et développe un impressionnant ensemble d’œuvres caractérisées par une constante expérimentation des matériaux et des procédés. Ses premières œuvres les plus emblématiques sont des moules d’éléments architecturaux – portes, fenêtres, façades – en plastique, latex et béton ; des pièces qui se situent entre la sculpture, la peinture et l’installation, et qui révèlent une approche conceptuelle des conséquences matérielles du temps qui passe
Les quatre années entre 1969 et 1973 marquent une période d’intense productivité durant laquelle l’artiste créa plus de 400 œuvres, documentées dans 336 to 1. August 1973 – July 1969, un livre à la chronologie inversée qu’il publie lui-même, et récemment réédité par JRP/Ringier.
Les œuvres produites durant cette période cruciale illustrent la réflexion très personnelle de l’artiste sur les productions artistiques récentes et concurrentes, notamment les sculptures molles de Claes Oldenburg et les expérimentations post minimalistes sur la perception des surfaces. Le travail d’Overby se distingue néanmoins rapidement de ces pratiques et évolue vers une approche plus psychologique et narrative, qui appréhende l’architecture et l’espace domestique comme une extension de la dégénérescence corporelle, et que l’artiste nomme « Baroque Minimalism. C’est peut-être sa préoccupation avec la nature physique de la mémoire qui font de son travail une œuvre si pertinente dans le contexte de l’art des années 1990 et celui d’artistes plus tardifs comme Rachel Whiteread, Kai Althoff et Seth Price, pour n’en citer que quelques-uns.
En 1973, la peinture devient un médium central pour Overby. L’artiste produit une série d’œuvres figuratives qui explore la représentation du corps humain comme un site où l’identité est transformée, exprimée de manière théâtrale et dissimulée. De tailles et de styles différents, sa production picturale comprend à la fois des œuvres intimes et délicates dans lesquelles les éléments figuratifs se mêlent à l’abstraction, et des pièces exubérantes et provocantes qui font références à la culture populaire, la sexualité et le consumérisme.
À travers une vaste sélection d’œuvres, l’exposition Robert Overby – Works 1969-1973 tente de rendre justice à une production artistique variée mais extrêmement cohérente d’un point de vue conceptuelle et existentielle. À cet égard, plusieurs des œuvres exposées peuvent être appréhendées comme une exploration des concepts de « surfaces » et de « peau » compris comme des lieux de transformations : que ce soit la surface d’un bâtiment ou d’une peinture comme entité matérielle, ou encore la peau en latex d’un masque, qui joue sur l’identité sexuelle. L’œuvre de Robert Overby peut-être interprétée comme une critique de notion de « style » comme une intention stable et univoque, en faveur d’une conception de l’art comme un processus continu d’investigation et de la condition humaine, appréhendée dans état constant de transition.

Alessandro Rabottini, commissaire de l’exposition

David Askevold

20 novembre 2010 – 13 février 2011

16 rue Quentin 21000 Dijon

Cette rétrospective consacrée à l’œuvre de David Askevold est l’occasion de découvrir ou de redécouvrir toute la richesse du travail de l’artiste décédé en 2008. Complexe, multi-dimensionnelle, souvent paradoxale, l’œuvre du “Scientifique de la Désorientation” est aussi insaisissable que fascinante.

Askevold consacra sa carrière à l’exploration sensorielle et cérébrale d’éléments peu explorés par les artistes conceptualistes comme le grotesque et l’occulte. Toujours à la croisée de tous les chemins, son travail est une déconstruction expérimentale et conceptuelle des savoirs obscurs et des pseudosciences (comme la psychologie populaire et l’occultisme) qui invite le spectateur à une réflexion nouvelle et critique sur l’objectivité de toutes les formes du langage : l’image, le son, l’écriture etc. Pour cela, la rétrospective réunit des œuvres visuelles et sonores réalisées entre 1970 et 2008, illustrant la capacité de l’artiste à détourner les objets et les supports de l’expression artistique (installations ludiques, vidéos expérimentales et séries photographiques décousues).

Pour la première fois, une rétrospective présentera l’artiste dans sa diversité en explorant toutes les techniques et les formes qu’il utilisa au cours des quatre dernières décennies. Parfois éprouvante, souvent déroutante, cette exposition est une invitation à découvrir les failles et dysfonctionnements de la conscience et de l’esprit. Pour cela, l’artiste joue avec les reflets et les surexpositions photographiques, les distorsions sonores, les installations psychédéliques ou les étranges combinaisons lexicales et propose ainsi une sorte d’approche délirante du délire.

Anne Pontégnie, commissaire associée