Christiane Geoffroy & Véronique Joumard & Xavier Veilhan

15 janvier – 13 mars 1993

16 rue Quentin 21000 Dijon

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Ceci n’est pas une exposition de groupe mais la réunion de trois individualités, présentées indépendamment les uns des autres dans des salles différentes, la salle d’entrée fonctionnant comme une antichambre rassemblant une proposition de chacun d’eux. Les installations de Véronique Joumard envahissent sol et murs : le spectateur circule dans les salles entre les ressorts tenant sous tension sol et plafond, trébuche sur les dalles gravillonnées et se heurte aux longs tubes métalliques surmontés d’ampoules qui hérissent les murs du fond. Tout autour d’une même salle alternent les disques solaire et lunaire sur de grands tirages photographiques tandis que dans l’entrée, neuf globes de verre fixés sur un mur forment des constellations d’étoiles électriques. En haut de quelques marches, à l’écart, deux chaises devant un poste de télévision posé sur un simple socle blanc. Les néons rouges donnent au lieu un aspect de laboratoire : Le droit et le vivant est une succession d’images et de propos choisis par une vingtaine de personnes du monde scientifique, juridique et artistique parmi une sélection faite par l’artiste. Le sujet, comme dans toute l’œuvre de Christiane Geoffroy, est la génétique et les développements scientifiques dans les manipulations de la reproduction. En poussant la porte de la dernière salle, le spectateur déclenche tout un dispositif mécanique mis en place par Xavier Veilhan. Trois grandes grues en métal (entre 260 et 350 cm) se mettent à pivoter, tandis qu’une bille d’acier roule sur un rail qui court tout autour de la salle dont l’artiste a arrondi les angles, jusqu’à un moniteur vidéo encastré dans un pouf. L’installation est ludique, le propos est limpide : « l’action physique du spectateur enclenche un dispositif qui autorise la visibilité de l’œuvre. Le dispositif fonctionne donc comme une métaphore mécanique de la vision. » La diversité des propos et des formes adoptées pour les tenir rend illusoire tout rapprochement entre ces trois artistes. Il semblerait plutôt que ce soit leurs disparités qui ont suscité l’idée de les présenter conjointement.

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