Francesco Lo Savio

9 juillet – 25 septembre 2004

37 rue de Longvic 21000 Dijon

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Lo Savio est né en 1935 (…) La brièveté de sa carrière (1958 – 1963) produit une condensation de son parcours. Parti d’une abstraction informelle, Lo Savio s’oriente vers ce qu’il appelle les Spazio-Luce, peintures monochromatiques qu’il définit comme des « visions de spectres lumineux dans l’espace . » Les séries « Filtri » et Métalli » vont suivre, qui témoignent d’une organisation de l’espace et des volumes. La peinture de Lo Savio tend alors vers une forme élémentaire de sculpture. Apparaîssent ainsi des assemblages de plaques d’acier fabriquées selon des articulations et des axes qui leur donnent parfois l’allure de livres noirs aux pages rigides. Cette littérature de l’hermétisme annonce le minimalisme.

La dernière période de l’artiste le conduit logiquement, par-delà la peinture et la sculpture, à l’architecture. Il invente une structure d’habitat à la forme de seins s’emboitant les uns dans les autres. Sa Maison au soleil, qui a le charme d’une Sainte Agathe en trois dimensions était destinées à s’ouvrir et à s’offrir au moindre rayon lumineux. De l’informe à l’éblouissement, c’est le trajet qu’aura suivi l’artiste depuis l’incertitude adolescente, jusqu’à sa mort dans la cité…radieuse !

Hervé Gauville

in Libération, lundi 15 mars 2004

Francesco Lo Savio

Lo Savio

(Les presses du réel)

 

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