François Perrodin / Michel Verjux

10 septembre – 6 octobre 1984

16 rue Quentin 21000 Dijon

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[1985, Plus , n°1]

(…) Tous les éléments constitutifs de chacune des pièces que nous propose cet artiste, sont patiemment élaborés, articulés ensemble en vue de la cohérence et du sens de l’œuvre finale. Synthétique et fragmentée, neutre et présente tout à la fois, équilibre d’un jeu de multiples composantes : une œuvre de François Perrodin, c’est à chaque fois un ensemble de trois ou cinq éléments, carrés et rectangles ; peints en gris, recouverts de vitres et disposés sur le mur selon une grille de composition géométrique. Mais c’est aussi une extrême attention portée autant dans ses apports internes qu’externes. Si le caractère monochromatique (gris) et l’accrochage mural des différents éléments (« tableaux ») permettent de traiter de questions de structure, matériau, couleur ; ce que j’appellerai les verres « correcteurs » (les vitres glissées devant le fond peint de chaque « tableau » qui reflètent alors des images fragmentaires du lieu et du public) offrent quant à eux la possibilité d’aborder de biais la relation de l’œuvre à l’environnement extérieur immédiat. (…) Ces « monochromes figuratifs » qui dépassent la question du monochrome et n’ont de figuratif que le reflet des visiteurs dans l’espace ne nous imposent pas une vérité, mais ils nous placent devant la situation suivante ; une peinture conçue comme matérialisation d’une idée de l’art dans tous ses constituants formels et dans son rapport au spectateur, une idée de l’art certes rationnelle mais qui se refuse à évacuer la part intuitive. (…)

Michel Verjux, novembre 1984

 

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