Joe Bradley

21 juin – 28 septembre 2014

37 rue de Longvic 21000 Dijon

When there’s a painting in the room, my eye goes right to it. It’s like if you go into a bar and there’s a television on, you can’t take your eyes off the television. Paintings have that effect on me. It’s where my eye settles.
Joe Bradley

Depuis sa participation à la biennale du Whitney en 2008, Joe Bradley (qui commença à exposer ses peintures au début des années 2000) a suscité un intérêt croissant, tandis qu’il mettait en place les éléments apparemment disparates d’une œuvre essentiellement dévouée à la peinture. Disparates, car cet artiste né en 1975 dans le Maine, et qui vit aujourd’hui à New York, convoque pour chacune de ses expositions personnelles dans les galeries un style différent, s’appuyant aussi bien sur le souvenir de principes liés à l’art minimal qu’à la peinture expressionniste abstraite.

L’exposition au Consortium rassemble une trentaine de peintures et une soixantaine de dessins émargeant à chacune de ces manières, permettant de considérer enfin cette œuvre dans son ensemble. Par delà la diversité des styles — peintures modulaires monochromes assemblées en groupes aux formes anthropomorphes ; Schmagoo Paintings aux motifs basiques (une croix, un poisson, un homme flottant dans l’espace) à la manière des peintures pariétales ; silhouettes de danseurs ; tableaux abstraits évoquant la peinture informelle ou expressionniste abstraite,… — se dessine alors un projet qui voudrait embrasser l’activité picturale « au-delà » du style pour, peut-être, atteindre quelque chose de plus essentiel.

Joe Bradley a étudié à la Rhode Island School of Design de Providence où il a obtenu un BFA en 1999. Il a présenté son travail dans des expositions monographiques à la galerie Peres Project de Los Angeles (2007) et de Berlin (2007, 2009, 2010) ; à la galerie Canada de New York (2006, 2008, 2011) ; à la galerie Eva Presenhuber de Zürich (2012, 2014) ; à la galerie Almine Rech de Paris (2011) à la galerie Gavin Brown’s enterprise de New York (2011, 2013).

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