Luigi Ontani Dijon, le déjeuner sur l’art

12 février – 25 mars 2012

37 rue de Longvic 21000 Dijon

« Ange infidèle, androgyne, éphèbe, hermaphrodite, sagittaire… » telle est la présentation qu’il fait de lui-même en 1974. Impliqué dès ses débuts dans un voyage à travers l’identité, il réunit sacré et profane, rapproche l’Occident et l’Orient. Son corps s’habille de la peau du monde, alors qu’il s’autorise toute les métamorphoses et prête son visage à Léonard comme à Colomb, incarne Raphaël ou Pinocchio.
Au centre d’un univers où règne de plus en plus l’hybridation, il est lui-même une proposition poétique. Là où l’autofiction comme l’usage du masque suggèrent format et forme… sans pourtant que l’on s’attarde obstinément à vouloir distinguer l’invention de la citation… pour peu que l’on accepte de se laisser emporter par l’énergie d’une aspiration partagée à une existence démultipliée.
Conçue à l’initiative du Castello di Rivoli et en partenariat avec la Kunstalle de Berne (direction : Fabrice Stroun), cette invitation veut insister sur la place singulière de cet artiste dans le panorama de l’art international tel qu’il s’est constitué au milieu des années soixante-soixante-dix.
L’exposition se compose d’un large éventail d’œuvres qui reflète son parcours à travers la sculpture, la peinture, la photographie et la vidéo.
Elle réunit une importante sélection d’images en couleurs du début des années soixante-dix ouvrant la voie d’une relecture cultivée de l’histoire de l’art et du travestissement. A laquelle s’ajoute la série (maintenant historique) des photographies aquarellées réalisée dans le cadre du projet En route vers l’Inde. La sélection comporte également diverses sculptures en céramique parmi lesquelles pas moins de quatre « Hermès », une œuvre chimérique en papier mâché de 1985, ainsi que de grandes aquarelles et peintures des années quatre-vingt-dix, jusqu’aux plus récentes photographies à effet tridimensionnel et autres sculptures en bois d’inspiration « balinais ».
Un vaste ensemble dont la réunion devrait — en tout cas c’est le souhait du Consortium — donner l’occasion à chaque spectateur de trouver là le plaisir de « l’inouï ».

 

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