Robert Mangold

15 mai – 20 juin 1992

16 rue Quentin 21000 Dijon

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Dans les six salles, sans souci chronologique trop strict, le visiteur pouvait découvrir treize toiles, majoritairement monochromes, peintes entre 1968-1986 par Robert Mangold.

L’accrochage reposait majoritairement sur un alignement par le milieu, et le principe d’un tableau par mur : exception faite pour deux d’entre eux associés sur une même paroi, comme si cette liberté renforçait la discrétion du parti pris général. La variété des formats (usant des possibles du shapped canvas) était par contre rendue évidente : ovales, rectangulaires, carrés ou triangulaires, certains se construisent même autour d’un vide central.

La mise en espace profite des perspectives initiées par les grandes ouvertures qui conduisent de l’une à l’autre des salles pour créer des cadrages plein champ, latéraux ou panoramiques, n’hésitant pas à doubler un effet avec ces deux toiles triangulaires qui s’encadrent de la même façon dans une embrasure en deux moments différents du parcours.

Un véritable exercice de lecture à partir de la contrainte (et de l’opportunité) d’un groupe donné de tableaux, réuni un moment dans une collection et maintenant à la veille d’une dispersion. Occasion de repenser provisoirement ici cet « ensemble » comme une véritable exposition monographique, avec l’accord de principe de l’artiste, mais sans qu’il souhaite intervenir directement dans le processus même de recomposition perceptive.

 

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