Stephen Antonakos Three neons

31 janvier — 26 février 1983

55 rue Saumaise 21000 Dijon

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« …À la fin des années 40 et pendant toutes les années 50, je faisais avant tout du collage ; mais je me servais souvent d’objets trouvés, des fragments de ceux-ci et souvent, j’ employais du tissu pour faire ce que j’appelais à l’époque des « cousages ».Plus tard, dans les années 50 j’ai eu une période d’assemblages libres, la plupart du temps en bois. Cela m’a mené jusqu’à la série des Pillows ; au début des années 60, je m’étais servi d’ampoules lumineuses incandescentes, de cercles de néons, de carrés et de mots sur quelques unes de mes constructions en bois… le néon est de venu mon matériau de base en 1962… Progressivement, les néons sont devenus plus « indépendants », tridimensionnels, libérés du support, de la base. Au milieu des années 1960, j’ai travaillé notamment sur des groupes massifs de tubes, disposés en formes géométriques parallèles. Quelques uns en tant qu’entités indépendantes, d’autres utilisant les murs et le sol de la salle pour support. À côté de l’évidente beauté et de la couleur intense du néon, j’aimais celui-ci car il était linéaire, parce qu’il était flexible, parce qu’il pouvait être courbé en fonction des formes que je désirais obtenir. J’étais toujours intéressé par les lignes, les carrés, les cercles, les « limites » , ou par des parties de ces formes. Au début des années 1970, je ne construisis surtout que des éléments à une seule ligne – en rouge ou bleu primaires, avec quelquefois un peu de vert. Ce qui est de venu le plus important c’est cette évolution vers un travail en rapport avec les éléments architecturaux, en intérieur ou en extérieur : les sols, les plafonds, les murs, toutes sortes de coins nécessitent bien sûr une troisième dimension, parfois les murs étaient percés par de longs tubes, alors que les murs permettent la mise en pratique d’idées bi-dimensionnelles. L’échelle a toujours représenté quelque chose d’extrêmement important à mes yeux, et avec les néons, les problèmes sont encore plus complexes, à cause du contraste qu’ils créent par rapport à leurs supports.

Pendant les années 1970, quand j’ai commencé de faire des carrés et des cercles incomplets, les différentes possibilités d’échelle représentaient une des choses qui me passionnaient le plus. Dans le milieu des années 70, j’ai commencé de peindre les murs avec des couleurs franches, ceci afin de définir l’endroit où l’œuvre se finissait : avant cela, les simples murs blancs adjacents pouvaient être considérés comme faisant partie de l’œuvre – c’ était intéressant d’une certaine manière – mais à un certain moment, j’ai voulu que les limites soient nettes …).

Stephen Antonakos, A conversation with Antonakos, catalogue de l’ exposition S.A ., Nassau County Museum of Fine Art, New York, 1982-1983.

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