"I've Got A Room In New York"

"Downtown 81", film still.

Le Consortium Museum met l’accent sur l’art qui trouve son origine à New York dans les années 1980, avec "I’ve Got A Room In New York".* Cet événement englobe trois manifestations : une performance musicale d’Arto Lindsay au cours de la projection du film Downtown 81 au Consortium Museum, 35 Drawings, une exposition de Steve DiBenedetto à l’Académie Conti à Vosne-Romanée, et une présentation thématique de la collection du Consortium Museum centrée sur la scène des années 1980 avec New York: The Eighties; Part One.

*d’après une chanson de Lizzy Mercier Descloux


"I’ve Got A Room In New York"

Vendredi 22 mars 2019, 20 h
Edo Bertoglio, Downtown 81
Projection du film et performance d’Arto Lindsay
Consortium Museum, 37 rue de Longvic
21000 Dijon

Samedi 23 mars 2019, à partir de 15 h
Steve DiBenedetto, 35 Drawings
Académie Conti, 3 rue de la Goillotte
21700 Vosne-Romanée

New York: The Eighties; Part One
Consortium Museum, 37 rue de Longvic
21000 Dijon
Du mercredi au dimanche de 14h à 18h et le vendredi de 14h à 20h


Arto Lindsay & Downtown 81

Le vendredi 22 mars 2019 aura lieu une performance/projection de Downtown 81, un film réalisé en 1981 par Edo Bertiglio et écrit par Glenn O’Brien, au cours de laquelle le musicien Arto Lindsay improvisera une bande sonore. Outre le personnage principal incarné par un jeune Jean-Michel Basquiat, de nombreuses personnalités de la scène new-yorkaise des années 1980 figurent dans le film, comme Arto Lindsay lui-même, en compagnie de son groupe DNA, Blondie, James Chance, Kid Creole & The Coconuts, The Lounge Lizards, Suicide, Liquid Liquid, Glenn O’Brien, Olivier Mosset, Cookie Mueller, Ronnie Cutrone, etc.

Arto Lindsay est un musicien et compositeur expérimental américain, ainsi qu’un producteur. Il a fait partie de la scène No Wave des années 1980 à New York avec son groupe DNA, de Lounge Lizards et des Golden Palominos. Il a travaillé avec de nombreux musiciens tels Laurie Anderson, Animal Collective, David Byrne, Cibo Matto, Ryuichi Sakamoto ou Caetano Veloso.

La projection et la performance musicale auront lieu à 20 heures au Consortium Museum, dans la salle de projection conçue par Matali Crasset pour Anna Sanders Films. Cet événement est réservé pour les Amis du Consortium (membres des Private Club, Consortium Partners, Consortium Business Club et Consortium Philanthropist Club exclusivement) et pour les donateurs du Consortium Museum, sur invitation.

Des projections de Downtown 81 seront organisées chaque dimanche pour le public du Consortium Museum entre le 23 mars et le 14 avril 2019, à 14 h 30 et 16 h 30.


Steve DiBenedetto, 35 Drawings

Steve DiBenedetto (né à New York en 1958) est un peintre dont la carrière a démarré dans les années 1980, et dont le travail a été exposé plusieurs fois au Consortium depuis 1988. Ses œuvres font partie de la collection du Consortium Museum et sont actuellement présentées dans New York: The 1980s; Part I au premier étage du bâtiment. Au fil des ans, son travail a évolué depuis les abstractions géométriques linéaires des années 1980 liées (tangentiellement) au mouvement Neo-Geo et caractérisées par des blocs de couleur, pour se tourner ensuite vers des formes plus organiques mettant en relief des éléments récurrents tels les pieuvres ou les hélicoptères ; plus récemment il s’est lancé dans l’exploration de compositions semi-abstraites complexes et ondoyantes.

Au travers de cette évolution émerge une constante : une apparence de chaos maîtrisé, reflétant tensions et vibrations désordonnées, palpitantes et imprévisibles, ou des champs d’énergie entropique comparables aux impulsions électriques qui circulent dans les synapses ou à des flux de conscience captés sur la toile ou le papier.

Dans l’écrin intimiste de l’Académie Conti, (projet conjoint du Domaine de la Romanée Conti et du Consortium) cette exposition monographique réunit pour la première fois un ensemble de trente-cinq dessins réalisés à l’automne 2018, au cours d’une résidence à l’American Academy à Rome, dans un atelier où Philip Guston a également séjourné à la fin des années 1940. Ces dessins présentent formes frémissantes et colorées, griffonnages, configurations labyrinthiques, enchevêtrements et entrelacements semi-abstraits, ou encore des silhouettes d’extra-terrestres qui évoquent des motifs précolombiens. À l’intérieur du cadre rectangulaire et défini de la feuille de papier, les tracés bondissent avec exubérance, se déploient, se dilatent, se déforment, explosent et implosent, partent dans toutes sortes de directions improbables, tout en respectant à chaque fois une organisation compositionnelle cohérente.

La virtuosité de l’exécution contamine et déforme délibérément les notions conventionnelles de ce que l’art est censé être, explorant toutes les potentialités des métamorphoses de la forme mais en conservant encore une fois leur intégrité stylistique en tant que dessins. Lorsqu’il évoque les œuvres les plus abstraites de la série, l’artiste mentionne leur relation au son ou à l’information sonique, expliquant « les avoir imaginées presque comme des partitions musicales en provenance d’une dimension extra-terrestre. »

L’exposition ouvrira le samedi 23 mars 2019 à l’Académie Conti entre 15 heures et 17 heures, en présence de l’artiste, les samedis de 14h30 à 17h30 et les premiers dimanches du mois jusqu’au 10 août 2019.


New York: The Eighties; Part One

L’exposition et la projection sont organisées conjointement à la présentation de New York: The 1980s; Part I, un coup de projecteur sur la collection permanente du Consortium Museum qui comprend de nombreuses œuvres liées à la scène artistique de New York dans les années 1980, avec des travaux de Michael Corris, Steve DiBenedetto, Dan Graham, On Kawara, Louise Lawler, Allan McCollum, Chuck Nanney, Cady Noland, Steven Parrino, Laurie Parsons, David Robbins, exposés en ce moment à l’étage du Consortium Museum.